No need to ask my name to figure out how cool I am.

No need to ask my name to figure out how cool I am.



"JE NE SAVAIS PAS QU'ON POUVAIT FUMER UNE CIGARETTE AVEC AUTANT DE SENSUALITÉ. C'ÉTAIT ÉROTIQUEMENT INSOUTENABLE. J'AI DÛ TOURNER LES YEUX."






# Posté le mardi 22 avril 2008 15:33

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J'aime marcher. J'aime marcher dans la rue avec plein de musique dans les oreilles. Fort. Très fort. À la limite du supportable. Je me sens bien, toute seule, au milieu de tous ces gens. Je ne vois plus les rues, je ne vois plus rien, je ne vois plus que cette musique, partout. Et puis je réveille mes yeux et je me mets à détailler tous ces éléments étonnamment déconcertants de banalité. J'aime croire que le monde tourne autour de cette musique qui résonne. Tout ceci n'est qu'un spectacle parfaitement coordonné. Tout bouge en rythme. C'est juste parfait. Le mouvement du vent dans les feuilles des arbres, celui des drapeaux, celui des gens qui marchent, le mouvement de leurs lèvres, une harmonie parfaite avec ce son qui m'hurle dans la cavité oreillale. Le rythme des troncs d'arbres et des poteaux qui sortent de mon champs de vision, les apparitions soudaines des phares des voitures, le passage d'un tram, c'ets maintenant la musique qui suit toutes ces gesticulations visuelles. C'ets parfaitement coordonné, et je suis la seule spectatrice. Je me sens privilégiée. Ces gens que je croise ne se doutent pas de ce qu'il se passe autour d'eux. Il fait nuit mais je n'ai pas envie d'arriver chez moi. "Clocks" de Coldplay resurgit. Ca faisait longtemps. Les voitures, les feuilles, le vent, mes pas. Tout reprend. Ca s'accélère. J'accélère. Sans même m'en rendre compte, je cours. Je cours vite alors qu'il pleut. Je ne cours pas pour éviter la pluie. Je ne cours pas parce que je suis pressée. Je ne cours pas parce que j'ai peur. Je cours parce que j'ai le besoin de courir. Pour profiter de cette petite pluie fine. Parce que je fais partie de ce spectacle. Parce que je suis atteinte. Parce que. C'est tout. Je suis bien. Merci au metteur en scène.



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# Posté le dimanche 13 avril 2008 16:36

Modifié le lundi 14 avril 2008 02:23

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Chers amis, bonjour (je ne sais pas pourquoi je me sens obligée de vous saluer à chaque début d'article, déjà que ça me gonfle en vrai (no offense), vous imaginez virtuellement...) Allez... on se fait la BISE.


Que je vous explique ma situation physico-céré
brale. Je suis en pleine semaine de torture. Non je n'exagère pas. 9h-21h tous les jours, tout ça pour 3h d'info chaque soir. Un régal. Vous pouvez donc imaginer à quel point mon record du monde du nombre de "je suis faaaatiguée" par jour a explosé. Je suis exactement dans l'état qui fait que j'ai plutôt l'impression que mon cerveau est parti très très loin. Non, encore plus loin que ça. Voilà. Donc, ceci explique celà (débile cette phrase), je me retrouve devant un ordinateur, pendant 3h, avec une gugussette qui crie dans son micro en disant tous plein de mots bizarres, et avec mon cerveau aussi actif qu'une endive. Et voilà donc pourquoi je me retrouve lamentablement (no offense) ici.



Inutile donc de vous préciser (c'est bien pour celà que je vais le faire, d
'ailleurs je vais m'auto-proclamer reine de l'inutilité, ça fera toujours un titre) que je sens l'article à chier (alors bienvenu à nos amis les constipés (hahaha! hilarante, hin? Ouais, moi aussi je trouve.).



Enfin bon. À force de dire de la merde, je ne
sais toujours pas quoi vous dire.

Cette dinde (de prof) me stresse. Elle a la voix qui fait des montagnes russes dans les aigü
s, ça me donne un mal de tête à m'en tapper ladite tête contre cette moquette grise absolument immonde (je ferais mieux de prévenir les gens qui m'entourent avant que ça n'arrive, sinon on risque de me regarder bizarrement), du coup, j'ai envie de l'égorger à mains nues.


Ah si! Ca fait longtemps que je ne vous ai pas parlé de mes més(aventures) métroïques. Ouais enfin tout est rela
tif. Vous avez l'impression que je ne parle que du métro ici? Que je ne vis que dans le métro? Ouais, ben pour ma défense, je vous répondrai que: ben moi aussi. Je suis d'ailleurs en stade primaire d'overdose métroale. Dur dur.


J'étais donc dans ce cher wa
gon (dit "ouagon", c'est important), quand je découvris avec effroi une dame se curer le nez, là, comme ça. Non mais je rêve. J'ai l'impression que les gens n'ont plus aucune pudeur. Ils se curent le nez dans le métro. Ils se curent les dents dans le métro. Ils parlent de leurs problèmes gastriques à la radio. Si si je vous jure. L'autre jour, en allumant la radio, je suis tombée sur NRJ (honte à moi), sur "l'émission sans interdits" (shame on me), et j'ai écouté 2 minutes (là, je mérite carrément l'humiliation publique). Et là, le désastre. Le sujet palpitant du soir: la constipation. Déjà, ça annonce la couleur. Et là, sortie de nulle part, une fille intervient. Elle commence à raconter que 3 semaines auparavant, elle était constipée, et que enfait-han elle est allé à la pharmacie quoi-han et qu'elle a pris ce médicament qui était trop grave trop bien et du coup elle était plus constipée, et du coup elle s'est sentie obligée d'en faire profiter les autres constipés qui écoutaient. Aaah! Merci pour cette intervention fructueuse, madame! Non mais t'imagines? Si il faut il existe une communauté de constipés qui s'échangent leurs astuces entre eux. C'était un peu ça, mais en public, à la radio. Je rêve. Mais qui c'est qui lui a dit à cette fille d'appeler la radio juste pour parler de ses problèmes gastriques, et de raccrocher? Qui lui a dit de faire ça? Qu'est ce qu'il a pu lui passer par la tête? Qu'est ce qu'il s'est passé dans sa vie pour qu'elle soit mentalement perturbée comme ça? Je me demande si la fille a allumé sa radio, a commencé à écouter, s'est sentie concernée, et là d'un coup d'un seul, sans prévenir, elle s'est dit "putain faut que j'aille raconter ma dernière constipation en public!"



Je crois que là, c'est le moment pour un petit changement de sujet.


A
ttention,

3,4,


CHANGEMENT DE SUJET












Il y a un truc que j'adore (ça fait bizarre hin? Vous qui étiez persuadés que je
suis aigrie, que je n'aime rien ni personne et qu'en plus je parle de caca ( la perfection, quoi)). Suspense: le métro aérien la nuit. Tadaaaaaa! Oui, je sais, ça a l'air palpitant. Tu vois, il y a des gens qui ont des vies socialo-sentimentalo-sexuelles absolument passionnantes et palpitantes, d'autres qui sont obligés de trouver des passions et activités différentes. Moi c'est le métro aérien la nuit (euh.. pas par choix délibéré, hin). Woaw. Ben oui. Chacun son truc. J'adore le métro aérien la nuit. Parce qu'on peut apercevoir des petits bouts d'appartements à travers les fenêtres. Un morceau de bibliothèque magnifique dans un appartement maginfique. Un bout de télé pourrie dans un appartement pourri. C'est un mélange entre la sensation de regarder avec un seul oeil à travers la fenêtre d'une maison de poupée et le Truman Show (le pervertisme en moins). Trop cool. Je dirai même passionant. Mais sans rire. Pour une fois que je suis pas ironique, croyez moi. J'adore. Et le meilleur du meilleur (le best du best quoi) c'est le métro aérien de la ligne 6 entre La Motte Picquet/ Passy. Après le visionage de fenêtres, vient l'orgasme visuel (je l'ai déjà dit, chacun fait comme il peut ^^). Enfin, probablement que je suis une des rares triso à qui ça fait cette expérience, mais woaw. Que je vous explique, petit à petit, on voit le haut de la Tour Eiffel apparaître entre les immeubles à plusieurs reprises. Et puis, après la station Bir Hakeim, elle apparaît entière *tadaaaaaaaaaaa*. Traversée de la Seine aux pieds de Madame. Vue panoramique sur Paris. C'ets juste un régal oculaire. Si elle clignote, c'est encore mieux. Et moi, je suis là comme si j'avais 5 ans, les yeux grands ouverts pour ne pas en rater une goutte, la bouche entre-ouverte d'heurosité, un petit "oooooh" niais comme il faut, espérant que la traversée ne s'arrête pas. Ah quelle happinessitude. C'est débile (je vous précède dans vos commentaire intérieurs (euh.. extériorisez-les, merde!)). Mais je suis en pleine kiffation, et je trouve que...



c'est déjà pas mal.









Et sinon vous pouvez aussi écouter cette musique qui tue :)
Quelque part par là plus haut =>

# Posté le mercredi 09 avril 2008 12:53

Modifié le vendredi 11 avril 2008 00:54

I think you thought that I was a bit of a twat.

I think you thought that I was a bit of a twat.













Petit "J'AIME PAS LES GENS" du jour (pour que ma réputation de désagréable ne s'évapore pas :) ):



J'AIME PAS LES GENS QUI, LANCÉS DANS UNE CONVERSATION PALPITANTE, ASPIRENT DE L'AIR GENRE "HHHHUÈ" AU LIEU DE DIRE "OUI".





Dans le métro, ma tête lourde de fatigue penchant dangereusement vers la vitre grasse, mes yeux admirant le paysage qui défile (ah, tous ces couloirs noirs... un régal oculaire! (ou pas) ), il faut que je me trouve une occupation avant de m'endormir. La musique me tappe sur le système. Je décide alors de commencer mon nouveau petit jeu préféré. C'ets très simple, je regarde les gens et je parie sur la station à laquelle ils descendent. En général je gagne. Je me suis donc mise à regarder les gens.

MISÉRICORDE.

C'est là que je ne vis plus que 2 alternatives au sens de la vie (whatever):
1. Je ne suis absoluement pas normale et je ne comprendrai jamais les gens "normaux"
2. Les gens ont tous un grain et je suis une des seules à être à peu près équilibrée
De toute façon ça revient au même.



Revenons à l'observation environantative. Je tourne ma tête à gauche. Le mec en face est debout, un classeur dans une main, une clope dans l'autre. Il tappe sa clope sur son classeur, la tête en avant comme un oiseau qui picore. Il tappe avec un rythme bien précis. POUM POUM. POUM POUM. POUM POUM. Il ne s'arrête pas. On dirait un psychopathe. Je tourne ma tête à droite. Une femme avec de longs cheveux rèches et noirs dans les yeux est entrain de se curer les dents avec un cure-dents en plastique. Elle pense sûrement que ses cheveux la cachent. Mais rien du tout. Régulièrement, elle vérifie dans un miroir qu'il ne reste plus rien. Répugnant. Les gens n'ont aucun sens de la privacy. Merde. Elle a vu que je l'ai vue. Je détourne mon regard vite fait. Oh, ça n'a pas l'air de la déranger outre-mer... euh... outre-mesure. Elle continue sa mission de creusage. Je regarde un peu plus loin. Le mec assis là-bas fait partie de cette race de gens des "gigoteurs de la patte". Tu sais, les gens qui se sentent obligés d'agiter une jambe dans tous les sens dès qu'ils sont assis. C'est comme si leur jambe vivait une vie distincte du reste du corps, elle sautille comme une brebis mais le mec ne s'en aperçoit même pas. La femme à côté de lui lit, elle rigole toutes les 2 secondes toutes seule. Je regarde la couverture de son livre "Le Cid", Corneille. Tiens on n'a franchement pas la même notion de l'humour. Un mec rentre dans le metro. Dans un élan de nonchalentisme-fashionisé intense, il eut l'idée du siècle: il décida dese poser le haut du dos contre le mur, les mains dans les poches et le bassin en avant. Il a l'air de se sentir genre "ouais j'suis un pur bg quoi". Violent virage. Il vole contre la fenêtre. Je me mords les joues pour retenir mon éclat de rire. Lui, mal à l'aise, il se remet la mèche et se remet en position, mine de rien. Ah tiens, celle-là est descendue à Alésia, comme prévu. :) Les gens autour regardent dans le vide. Les gens éteignent leur cerveau en rentrant dans le métro. La fille juste à côté de moi se fait un chignon. Puis elle le défait. Puis elle le refait. Puis elle le défait. Puis elle le refait. Puis elle le défait. POUM POUM. POUM POUM. Le mec avec sa cigarette tape toujours.


Mais qu'est ce que je fais ici?



J'en suis donc venue à la conclusion suivante: je dois probablement venir d'une autre planète. Non je ne fais pas partie de ces gens. Voilà.




Je m'échappe, vite. Je monte les escaliers. Et là, je suis attaquée par une rafale de vent en provenance directe de l'aire polaire. Depuis que je vis à Paris, j'ai l'impression d'être constament en expédition au Pôle Sud (bah ouais, on dirait pas dans le nom, parce que "Sud" ça fait exotique, mais en fait il fait aussi froid qu'au Pôle Nord, hin :) ). Je me mets donc à gambader comme un furet, dans la position de la tortue, pour rentrer chez moi. Ah je ne vous ai pas expliqué la position de la tortue? Il suffisait de demander. Hé bien. La position de la tortue, c'est très simple. C'est la position que tout le monde adopte quand il fait froid, sans même s'en rendre compte. C'ets simple. Les mains enfoncées dans les poches, le buste penché en avant, comme pour mieux faire face à la violence frigorifique, le cou rentré dans les épaules (d'où, le nom), le regard obsédé par le trottoir et tous les muscles contractés.





À part ça, je vous ai déjà parlé de ma passion pour les arrosoirs? <3


# Posté le dimanche 16 mars 2008 07:58

Modifié le jeudi 27 mars 2008 03:32

I'll Laugh Until My Head Comes Off.

I'll Laugh Until My Head Comes Off.


De retour à Paris et VOUS me manquez déjà tellement...





Sinon, petite humeur musicale du moment...


My Moon My Man (Boys Noize Remix) – Boys Noize

Rainbow Man – Busy P

Acceptable in the 80s – Calvin Harris

Colours – Calvin Harris

Merrymaking at my place (Mr. Oizo Remix) – Calvin Harris

I Am Somebody – Dj Mehdi

Let Me Think About It (Fedde Le Grand Remix) – Ida Corr

DVNO – Justice

Phantom – Justice

Sex Addict – Laurent Pautrat

Lifted (Mark Mendes Remix) – M1

Evribadi (Fonzerelli Remix) – Mauro Picotto

Disco Dynamite – Mr Flash

Street Justice – MSTRKRFT

Bring The Noise – Public Enemy vs Benny Benassi

Sexual Sportswear – Sébastien Tellier

Something – Silosonic

Slepp Deprivation – Simian Mobile Disco

Otherwize Then – Steve Angello ft Laidback Luke

Tell Me Why, Love Sensation, Hell Yeah – Supermode, Loletta Halloway, Sharooz (haha dsl, je ne sais pas ce que fou ce mec au milieu!)

Dismissed – Uffie

Limousine – Vicarious Bliss

# Posté le vendredi 29 février 2008 11:15

Modifié le vendredi 29 février 2008 11:51